La Reliure de Touraine c'est fini, malgré une belle offre de reprise

"La messe est dite !" La Reliure de Touraine a définitivement fermé ses portes. Le tribunal de commerce de Tours n'a pas validé l'offre de reprise proposée par les Reliures Devel. A la grande stupéfaction du candidat.

Placée en redressement judiciaire depuis le 25 mars, la société Reliure de Touraine, qui faisait anciennement partie de l'imprimerie Mame, n'a reçu qu'une seule offre de reprise. Proposée par le dordognais Jérôme Gabuteau, directeur des Reliures de Devel, cette offre permettait le maintien de 14 emplois sur 18.

Mardi 17, Jérôme Gabuteau et son avocat ont rendez-vous au tribunal de commerce de Tours, pour présenter leur plan de reprise. A la sortie ils sont confiants. Tout indique que l'offre sera validée. "Même l'administrateur nous a dit qu'il mettait une bouteille au frais !" s'étonne encore Jérôme Gabuteau.

Mais trois jours après, les juges annoncent qu'ils refusent l'offre. Ils estiment les conditions financières insuffisantes. La Reliure de Touraine est liquidée. 18 personnes se retrouvent au chômage.

Pour le chef d'entreprise des Reliures Devel, Jérôme Gabuteau, la décision du tribunal est stupéfiante. 

L'entreprise d'Aquitaine proposait pourtant 10 000 euros pour le matériel et surtout 320 000 euros de liquidité. Les salaires des mois de mai et juin ainsi que le 13mois étaient payés. Et 14 emplois étaient sauvés.

"On ne comprend pas ce qui s'est passé. Tout le monde était surpris, les salariés, tout le monde." Les employés de Touraine venaient d'être mis en congé, sur les conseils des juges, afin de faciliter la transition. Ils s'attendaient à reprendre le travail lundi avec une nouvelle direction.

"Le licenciement des salariés va revenir beaucoup plus cher que la valeur de l'entreprise." De plus, la demande de façonnage industriel de bonne qualité existe bel et bien. "On avait un plan de financement solide, un portefeuille client qui nous suivait...  Je ne comprends pas ce qui a pu justifier qu'on licencie autant de monde. C'est aberrant."

Il a d'ailleurs écrit au ministre de l'Economie et du Redressement productif, Arnaud Montebourg, pour faire part de son immense déception.
"Une erreur a été faite. En ce moment, les deux priorités principales de nos gouvernants, c'est l'emploi et l'industrie française."

"Qui va gagner quelque chose dans cette affaire ?"

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