L'avenir de la presse en ligne est-il entre les mains des géants de la Silicon Valley ?

Les géants de la Silicon Valley doivent-ils payer une redevance pour héberger les contenus presse ?

Selon le PDG d'Axel Springer, les médias sont menacés d'extinction rapide si un nouveau modèle économique n'est pas trouvé. L'unique solution, d'après lui, est de faire payer une redevance aux moteurs de recherche et réseaux sociaux qui hébergent les contenus de la presse.

L’avenir de la presse en ligne est-il entre les mains des géants de la Silicon Valley ? C’est ce que pense Mathias Döpfner, PDG de l’éditeur allemand Axel Springer. Dans un récent entretien accordé au Financial Time, Mathias Döpfner prévient que les médias traditionnels pourraient rapidement disparaître sans une évolution de leurs modèles économiques.

Une évolution qui, selon le PDG, doit passer par un modèle solide de redevance payée par les moteurs de recherche et les réseaux sociaux qui diffusent les contenus des médias.

Ce n’est pas la première fois qu’Axel Springer intervient pour défendre les intérêts de la presse en ligne. En 2014, il s’était regroupé avec d’autres éditeurs allemands pour interdire à Google le droit d’utiliser leurs contenus sans payer de droits. Google avait réagi en limitant l’affichage du contenu de ces éditeurs.

Le résultat avait été sans appel pour les quatre marques d’Axel Springer concernées : le trafic généré par la recherche avait chuté de 40 % et celui généré par Google Actualités s’était effondré de 80 %, soit une perte financière à sept chiffres pour chacun des sites.

D’après le dernier rapport de l’Institut de développement et d’expertise du plurimédia (Idep) sur les marchés de la communication graphique, les éditeurs continuent à investir dans le numérique même si, pour l’instant, les revenus qu’ils génèrent sont très loin de compenser les pertes de revenus print.

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