La bande dessinée numérique peine à émerger

Capture d'ecran Izneo, plateforme de diffusion de BD numériques.

Malgré un catalogue de plus en plus complet, l'offre numérique ne convainc pas. Le marché francophone de la bande dessinée reste largement dominé par le papier.

Le print a encore de beaux jours devant lui dans le secteur de la bande dessinée. Malgré un catalogue de plus en plus complet, l’offre numérique ne trouve pas son public, indique le rapport annuel sur le secteur de la BD signé Gilles Ratier, secrétaire général de l’ACBD (Association des critiques et journalistes de bande dessinée).

1 % de part de diffusion

La part de diffusion des bandes dessinées digitales ne représente pas plus de 1 %. Pourtant l’offre est aujourd’hui bien fournie. 80 % des nouveautés et 70 % du fonds récent sont accessibles en version numérique. Pour le fonds ancien, le pourcentage d’accessibilité est de 50 %. Globalement, le genre de la bande dessinée fait partie de ceux où l’offre est la plus disponible en ligne.

Des changements pour 2017 ?

Une situation qui témoigne de la prudence des éditeurs à investir dans un marché qui reste embryonnaire, explique le rapport. Toutefois, de nouvelles offres commerciales que s’apprêtent à lancer les éditeurs, couplant papier et numérique, pourraient changer la donne. C’est du moins ce qu’espèrent les acteurs du secteur.

À l’heure actuelle dans l’offre digitale de bandes dessinées, c’est encore la vente à l’unité qui prédomine sur l’abonnement.

À noter que les professionnels du marché ont accueilli favorablement la décision européenne d’harmoniser les taux de TVA sur le livre numérique avec le livre papier.

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