HPC-Adlis (59) un an après le sinistre

Malgré un autre sinistre, l'imprimerie nordiste s'en sort sans trop de dommages grâce à un peu de chance et à beaucoup de bonne volonté de la part de tout le monde.

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Le nouvel atelier Adlis.

Le 23 mai 2016, l'imprimerie numérique et offset HPC-Adlis, située à Templemars dans le Nord qui emploie une quarantaine de salariés, a été victime d'un sinistre. Sous le poids des fortes pluies, la toiture de l'atelier s'est effondrée abîmant et inondant l'intérieur du bâtiment. Trois presses, une HP et deux Xerox, seront détruites (lire HPC-Adlis endommagée par les pluies). 11 mois plus tard qu'en est-il ?

La Drupa juste à temps

Côté matériel tout d'abord, l'imprimerie a eu de la chance dans son malheur, d'avoir ce gros sinistre à quelques jours de l'exposition de la Drupa. Grâce à la très vive réactivité de l'assureur, Philippe Hourdain, pdg d'HPC-Adlis, a pu se déplacer sur le salon allemand pour racheter deux nouvelles presses.
Les nouvelles presses sont donc arrivées d'Allemagne, beaucoup plus vite que si elles avaient été acquises par le circuit traditionnel. Installées provisoirement dans une partie non détruite, elles sont entrées en production rapidement.
"Si les assureurs avaient hésité, la Drupa serait passée et les machines auraient mis trois mois supplémentaires pour arriver", souligne Philippe Hourdain.

Une reconstruction très difficile 

Côté bâtiment, l'atelier a nécessité de gros travaux de reconstruction qui ont débuté dès le mois de juin.

Mais un autre sinistre s'est produit pendant les travaux de reconstruction. Fin août, l'atelier a été victime d'un incendie spectaculaire. Un chalumeau utilisé sur le toit a enflammé les matériaux. Les réparations ont donc duré plus longtemps que prévu, quatre mois environ.

Pendant une semaine, les salariés ont travaillé nuit et jour pour réparer les dégâts de la fumée et de la mousse des pompiers. Ils ont aussi mis tout en œuvre pour assurer les commandes.
"Les clients veulent bien être compréhensifs une fois, mais deux fois ça commence à faire beaucoup tout de même !" reconnait le chef d'entreprise. "Heureusement, les commandes ont été honorées grâce au gros travail des salariés."

Mais un bâtiment au final optimisé

Terminé début octobre, le nouvel atelier est neuf et optimisé. Emmanuel Lebrun le directeur du site a profité des travaux pour réorganiser tous les flux de production et concevoir un bâtiment beaucoup plus clair apportant un grand confort de travail.

L'inondation a aussi permis de concrétiser des projets de développement durable. Les travaux ont été l'occasion de mieux isoler l'atelier et d'installer une pompe à chaleur qui chauffera les bureaux l'hiver grâce à la chaleur des machines d'impression.

"Finalement compte tenu de la gravité de l'inondation, nous nous en sommes sortis sans trop de dommage. Nous avons eu un peu de chance, mais surtout nous nous en sommes bien sorti grâce à la bonne volonté de tout le monde, salariés, banques, clients, fournisseurs, assurances… Les salariés ont travaillé d'arrache-pied et les clients sont restés fidèles. Tout le monde a été remarquable."

Et le chiffre d'affaires (7 millions d'euros) est en hausse bien qu'il aurait dû être encore plus haut. "Cela nous a coupés un peu dans notre progression : nous aurons fait environ + 11/12 % de chiffre d'affaires et nous n'avons fait que + 9 %." Ce qui est déjà pas mal !

Plus d'infos sur la société Adlis
Reportage : HPC-Adlis un an après le sinistre

Deux enseignements tirés d'un sinistre

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