Le livre imprimé est menacé par le livre numérique dans un seul domaine

Le livre imprimé représente toujours 95 % du marché en France.

Dans son rapport annuel "Regards sur les marchés de la communication graphique", l’Idep apporte des enseignements chiffrés sur les différents marchés de l’impression, et bien entendu du Livre.

Sur la croissance du livre numérique, l’Idep se rapporte à l’étude du Centre National du Livre (CNL). Celle-ci indique que le livre numérique est en croissance, mais reste marginal.

Le livre imprimé représente 95 % du marché en France

L’Idep apporte plusieurs explications à ce manque d’engouement pour le livre numérique : le prix (un livre numérique coûte parfois plus cher qu’un livre de poche), les caractéristiques physiques du livre comme facteurs d’attachement (poids, odeur, etc.), et le manque de valeur ajoutée (édition numérique souvent semblable à la version papier).

À ce sujet, le président de Hachette Livre Arnaud Nourry expliquait il y a quelques mois, dans une interview accordée au média indien BusinessLine, que l’ebook n’est que « l’impression numérique d’un livre » et « qu’il n’est pas très intelligent en tant que produit ».

Pour le directeur du premier éditeur français, l’ebook n’apporte pas de valeur ajoutée et ne remplacera jamais le livre imprimé.

Selon l’enquête du CNL, 67 % des lecteurs lisent exclusivement sur papier, tandis que 2 % lisent exclusivement sur support numérique.

Livres scolaires : pourquoi le livre imprimé pourrait être remplacé par le livre numérique ?

Il y a un marché où le livre imprimé est cependant menacé : celui des manuels scolaires. « Dans un contexte de contraintes budgétaires, le risque de substitution du manuel imprimé par des outils numériques est réel », indique l’Idep.

La région Grand-Est, qui est la plus engagée en la matière, a adopté un plan "Lycée 4.0" visant à l’abandon des manuels imprimés pour les 355 établissements de la région d’ici 2020.

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Stephane Trachino Pro - 5 mois
Si les enfants n'apprennent pas à lire avec un livre ils n'en achèteront jamais ensuite. L'installation de l'éducation numérique pour "des contraintes budgétaires" impliquera la disparition du livre en moins d'une génération et la disparition de milliers d'emplois afférents à cette production, créant ainsi de nouvelles contraintes budgétaires. Peut être que le plan 5.0 sera de supprimer directement les enfants. Il y aura alors moins de soucis et de coûts.
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