Mise en redressement de trois usines françaises Arjowiggins

Le producteur de papier cherche des repreneurs pour ces sites qui emploient 900 personnes.

Le

Sequana vient d'annoncer une triste nouvelle. Le groupe papetier demande la mise en redressement judiciaire de plusieurs filiales françaises d'Arjowiggins. Ces demandes seront présentées devant le tribunal de Commerce de Nanterre mardi 8 janvier 2019.

Deux usines Arjo dans la Sarthe et une dans l'Aisne

Les filiales de production de papier touchées par ces procédures, Arjowiggins Papers et Arjowiggins Creative Papers, exploitent trois sites en France : l'usine de Bessé-sur-Braye (570 salariés) dans la Sarthe, l'usine Le Bourray (260 salariés) dans la Sarthe et l'usine Greenfield (75 salariés) dans l'Aisne. (Les filiales Priplak et Arjobex ne sont pas concernées par ces demandes.)

Concernant les filiales à l'étranger, Sequana "analyse avec les dirigeants locaux ses différentes options stratégiques avec pour objectif de minimiser l'impact des procédures françaises".

Ces procédures doivent servir, d'après Sequana, à "rechercher toutes les solutions favorisant la poursuite de l'activité des divisions Graphique et Papiers de création d'Arjowiggins dans le cadre d'un plan de reprise pérenne, en préservant les intérêts de ses salariés, clients, fournisseurs et partenaires". Toujours selon la maison-mère d'Arjowiggins, les pouvoirs publics auraient indiqué qu'ils soutiendraient les démarches pour trouver des repreneurs et préserver l'emploi.

Abandon des négociations de cession, forte hausse des coûts et méfiance des assureurs crédit

Pour justifier ces démarques, Sequana évoque "un contexte extrêmement dégradé des conditions de marché" et "l'abandon par Fineska BV de l'acquisition des activités Graphique et Papiers de création" (lire Fineska ne veut plus reprendre Arjowiggings, NDLR).

Arjowiggins se recentre depuis 2014 sur les papiers techniques et de spécialité en abandonnant les activités Papiers d'impression, d'écriture et fiduciaire.

ll a réalisé en 2017 un cash-flow positif. Mais depuis juillet 2017, le producteur de papier indique avoir subi "une augmentation inédite et continue de ses coûts exogènes, en particulier de la pâte à papier qui a atteint ces derniers mois son niveau historiquement le plus élevé, dans un contexte de baisse structurelle des volumes en papiers d'impression et d'écriture". "Malgré les augmentations significatives de ses prix de vente mais insuffisantes dans un marché surcapacitaire, le groupe n'a pas pu compenser la hausse de ses coûts variables."

Sequana mentionne également le litige qui l'oppose au groupe de tabac British American Tobacco (BAT) depuis 2013. Ce contentieux a "entraîné une forte défiance de la part des partenaires du groupe, en particulier des assureurs crédit qui ont réduit leur exposition sur Arjowiggins, entraînant des tensions sur le besoin en fonds de roulement".

Le groupe se dit confiant à trouver des repreneurs.

Aujourd'hui même, jour de l'annonce de ces intentions de mise en redressement, Sequana a demandé à Euronext Paris la suspension de la cotation de l'action.

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