Évitons les confusions avec les "emballage en bioplastique"

Pour éviter toute confusion, le Conseil national de l'emballage préconise l'utilisation de "biosourcé".

Le Conseil national de l'emballage (CNE) a décidé de ne pas utiliser le mot bioplastique. Ce terme n'a pas de définition légale et "recouvre des réalités et des propriétés très différentes", indique l'association dans sa note de position intitulée Évitons l'allégation "bioplastiques" relative aux emballages de janvier 2019.

D'ailleurs European Bioplastics qui regroupe l'industrie des bioplastiques en Europe et le Club Bio-plastiques qui représente l'ensemble de la filière des bioplastiques en France donnent sur leurs sites internet deux définitions.
Si pour l'European Bioplastics, "les bioplastiques ne sont pas un seul matériau. Ils sont composés de toute une famille de matériaux aux propriétés et applications différentes", "une matière plastique est définie comme un bioplastique si elle est biosourcée, biodégradable ou si elle présente les deux propriétés".
Le Club Bio-plastiques donne une définition plus restrictive : les bioplastiques sont des "plastiques biosourcés et biodégradables".

Pour éviter toute confusion, le CNE lui préfère le mot de "biosourcé" complété des mentions de son origine et du pourcentage en poids dans l'emballage. Il considère que les emballages en plastiques, le qualificatif biodégradable n'étant recommandé pour aucun matériau.

"Pour ce qui concerne les emballages en plastiques, le qualificatif biodégradable n'étant recommandé pour aucun matériau, le CNE préconise de n'utiliser que le qualificatif 'biosourcé' lorsque cela est pertinent, qualificatif complété avec la double mention de son origine et du pourcentage en poids dans l'emballage considéré."

Et le CNE estime que le terme biosourcé qualifie un produit issu de matière biologique renouvelable (ressources végétales ou animales, déchets organiques, etc.), par opposition à un produit d'origine fossile (pétrole, gaz, charbon, etc.) et que l'allégation biosourcé n'est légitime que si l'impact environnemental de l'emballage est moindre que celui de l'emballage auquel il se compare.

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