Découverte de la linotype au Musée de l'Imprimerie de Nantes

À l'occasion de la fête des imprimeurs, le Musée de l'Imprimerie de Nantes accueillait le public samedi 4 mai 2019.

À la fête de l’imprimerie, nous faisons la connaissance de Jacques Hamon, ex-compositeur typographe, linotypiste et metteur en page

Le 4 mai dernier, dans le cadre de Saint-Jean-Porte-Latine, patron des imprimeurs, le Musée de l’Imprimerie de Nantes accueillait le public toute la journée. L’occasion de voir des machines d’une autre époque en fonctionnement, et de rencontrer l’équipe de passionnés qui anime le musée.

Jacques Hamon, ex-compositeur typographe, linotypiste et metteur en page, a débuté sa carrière dans l’imprimerie de labeur avant de rejoindre l’imprimerie du journal nantais Presse Océan où il travaillé pendant 30 ans. Le quotidien disposait à l’époque de sa propre imprimerie dans le centre-ville. Jusque dans les années 1970, le journal était imprimé sur une presse linotype. Cette même presse que Jacques Hamon nous a présentée lors de la fête du Musée.

L’invention de la linotype, la seconde grande révolution dans l’histoire de l’imprimerie après Gutenberg

« La linotype a été inventée par l’allemand Ottmar Mergenthaler, horloger de profession, qui s’est expatrié aux États-Unis dans les années 1880 », explique Jacques Hamon.

La linotype est venue remplacer la typographie, inventée quatre siècles plus tôt par Gutenberg.

C’est une machine qui a trois fonctions : la composition qui se fait à l’aide d’un clavier, la fonte qui va faire la ligne-bloc de caractères, et la distribution. Son invention a constitué une révolution dans l’imprimerie, en passant du travail manuel aux lignes-blocs.

Les imprimeries de presse vont être équipées très longtemps de ce matériel, jusque dans les années 1970. »


Le clavier composé de 90 caractères permet de fabriquer une ligne de texte complète en un seul bloc de plomb. C’est une sorte de mélange entre une machine à écrire et de mini-fonderie. La linotype permet ainsi d’obtenir des lignes entières, qui sont ensuite assemblées en pages, encrées et imprimées.

Grâce à cette composition accélérée, la presse quotidienne est devenue plus rapide et a pu proposer des contenus plus longs. L’une des dernières imprimeries de presse à avoir utilisé la linotype est l’imprimerie du journal Le Monde qui s’en est séparé dans les années 1980.

La linotype du Musée de l’imprimerie de Nantes est mise en fonctionnement lors des visites guidées par les bénévoles du musée.

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