Pédaler pour imprimer au Musée de l'Imprimerie de Nantes

Présentation d'une presse à platine, aussi appelée pédalette.

Une impression ça se mérite. Particulièrement sur ce type de presse typographique traditionnelle surnommée par certains la pédalette. Tout simplement parce que pour imprimer sur cette machine, il faut pédaler !

Le Musée de l’Imprimerie de Nantes ouvrait ses portes gratuitement au public début mai lors de la Saint-Jean-Porte-Latine, patron des imprimeurs. Et comme à chaque évènement, toutes les machines étaient mises en marche.

L’une des bénévoles du musée était notamment occupée à imprimer sur une presse typographique à platine, appelée aussi pédalette car elle est actionnée par une pédale.

La platine est le disque sur lequel est étalée l’encre et qui tourne de manière à ce que les rouleaux soient toujours encrés de manière homogène.

Ce type de presse, qui peut également fonctionner à l’électricité sur d’autres modèles, date de la fin du 19e siècle, début du 20e. Avec électricité ou avec pédale, le principe est le même : la forme reste verticale, et le papier vient s’appliquer sur la forme.

Les presses à platine servaient pour des impressions diverses, essentiellement des travaux de ville en petits formats : prospectus, faire-part, cartes de visites, cartes de vœux, tracts, invitations, etc.

Paradoxalement, face à une industrialisation de plus en plus pointue, les presses typographiques sont beaucoup utilisées aujourd’hui par des artistes ou dans des ateliers d’impression traditionnels.

Au Musée, les presses typo (et toutes les autres machines) sont entretenues et fonctionnent. Les artistes qui ont un projet peuvent venir faire leurs tirages.

Ici, une forme et une contre-forme sont utilisées afin de faire un gaufrage. Très à la mode, le gaufrage se retrouve dans tous types de réalisations, du packaging à la carte de visite.

Les techniques traditionnelles sont mêlées aux nouvelles technologies

L’avantage aujourd’hui est de pouvoir utiliser les méthodes traditionnelles tout en les mêlant aux nouvelles technologies. Le cliché (en polymère ou magnésium) a remplacé les caractères mobiles autrefois fabriqués dans un alliage de plomb d’antimoine et d’étain.

Cela permet aux imprimeurs de réaliser leurs images sur ordinateur, de faire ensuite tirer les clichés par une entreprise spécialisée, et enfin de les imprimer sur une machine traditionnelle.

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