Quels sont les impacts environnementaux du numérique?

Un rapport publié par l'association The Shift Project s'est penché sur l'impact environnemental du numérique.

Alors que le coût environnemental du papier est depuis longtemps pointé du doigt, celui lié à l’utilisation d’internet est au contraire encore largement méconnu par ses utilisateurs.

The Shift Project a rassemblé un groupe d’experts pour étudier l’impact environnemental du numérique : réseaux de télécommunications, data centers, terminaux (ordinateurs, smartphones, tablettes, etc.) et internet des objets (objets connectés).

Le groupe de travail a publié un rapport intitulé « Pour une sobriété numérique ». Tout en soulignant la place du numérique comme levier de développement économique et social incontournable, il affirme que les impacts environnementaux directs et indirects (effets rebond) liés aux usages du numérique sont sous-estimés. En cause notamment, la miniaturisation des équipements et de l’invisibilité des infrastructures utilisées. 

Quelques chiffres

Selon le rapport publié par l’association, la part du numérique dans les émissions de gaz à effet de serre a augmenté de moitié depuis 2013, passant de 2,5 % à 3,7 % du total des émissions mondiales. La demande en métaux rares est également en augmentation.

L’empreinte énergétique directe du numérique, qui inclut l’énergie de fabrication et d’utilisation des équipements (serveurs, réseaux, terminaux), est en progression de 9 % par an. Les principaux facteurs d’inflation sont l’explosion des usages vidéo et la multiplication des périphériques numériques fréquemment renouvelés, indique le rapport.

The Shift Project souligne également le contraste des profils de consommation numérique. « En moyenne en 2018, un Américain possède près de 10 périphériques numériques connectés, et consomme 140 Gigaoctets de données par mois. Un Indien en possède un seul et consomme 2 Gigaoctets. » La surconsommation est donc le fait des pays développés.

Pour une sobriété numérique

Le groupe d’experts, qui comprend des universitaires et professionnels du secteur, promeut la mise en œuvre d’une « sobriété numérique ».

« Une transition numérique sobre consiste essentiellement à acheter les équipements les moins puissants possible, à les changer le moins souvent possible, et à réduire les usages énergivores superflus », conclut le rapport.

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