L'engagement de l'Etat est-il nécessaire pour la reprise d'Arjowiggins Security ?

Mobilisation en février 2019 suite à la liquidation d'Arjowiggins Security.

L'entreprise est spécialisée dans la fabrication de papier sécurisé pour les passeports, les cartes grises et les chèques de banque.

Près d'un an après la liquidation d'Arjowiggins à Jouy-sur-Morin (77), deux projets de reprise de la société sont portés par d'anciens salariés.

Arjowiggins Security, qui employait 240 personnes avant sa fermeture, était spécialisée dans la fabrication de papier sécurisé pour les passeports, les cartes grises et les chèques de banque. Elle produisait également du papier pour billets de banque pour une centaine de pays.

La Sénatrice de la Seine-et-Marne Anne Chain-Larché a adressé le 27 novembre dernier un courrier au Premier ministre Édouard Philippe pour lui demander de soutenir l'un des plans de reprise de l'usine.

Garantie d'attribution de marché et accompagnement financier

Selon elle, plusieurs engagements de l'État sont nécessaires pour l'aboutissement de ce projet. D'une part en matière de garantie de marché en attribuant aux repreneurs la production des documents administratifs français de forme ronde (passeport et carte grise) à hauteur de 300 tonnes par an.

D'autre part, en apportant un soutien dans l'accompagnement financier afin de redémarrer l'activité de l'usine, en incitant d'autres partenaires à participer à cette reprise, et « en offrant une garantie financière temporaire qui permettrait sur la première année de subvenir aux dépôts de caution nécessaires à la validation de commandes auprès des institutions publiques (banques centrales) ».

Le projet de reprise auquel fait référence la sénatrice est mené par 4 anciens salariés de l'entreprise. Il est soutenu par un collectif de 66 sociétaires postulants à la constitution d'une scop.

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