Cloudprinter ouvre ses propres sites de production en Europe et aux États-Unis

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En complément de son réseau d'imprimeries partenaires, Cloudprinter prévoit d'ouvrir ses propres sites de production, dans plusieurs pays, dont la France, afin de "rapprocher l'usine du client".

Cloudprinter change de braquet. La plateforme d'impression néerlandaise créée en 2016 et jusqu'ici adossée à un réseau de 380 imprimeurs partenaires dans 104 pays, annonce l'ouverture, en complément, de sites de production aux États-Unis et en Europe, dont la France.

Avec cette infrastructure physique dédiée, en complément de son réseau mondial, Cloudprinter.com compte répondre aux délais de livraison extrêmes du commerce de l'impression moderne. "Cette expansion vise à garantir une proximité absolue (zone d'expédition 1) , supprimant ainsi la 'taxe sur la distance' : les frais d'expédition et les retards de livraison inutiles qui freinent actuellement la croissance de tous, des créateurs indépendants aux marques internationales."

Outre-Atlantique, Cloudprinter prévoit 18 sites opérationnels d'ici mi-2027. Le groupe évoque une présence dans la plupart des États jugés stratégiques, sans préciser lesquels.

En Europe, le groupe de services d'impression cite cinq marchés comme cibles prioritaires : Royaume-Uni, Allemagne, France, Espagne et Pays-Bas, afin de garantir une couverture continentale complète. Là encore, les localisations exactes ne sont pas détaillés.

Les détails communiqués restent aussi très limités sur la nature des ateliers, leurs capacités, les procédés d'impression concernés ou encore le périmètre exact entre fabrication, personnalisation, picking et expédition.

Cloudprinter propose plus de 50 000 références en print-on-demand, au-delà des imprimés classiques, avec des gammes incluant textile, articles pour la maison, contenants et accessoires. Cette large éventails de produits pose aussi la question des arbitrages industriels entre fabrication intégrée et sous-traitance, que le groupe ne documente pas à ce stade.

Pour Cloudprinter, la pression des délais portée par le commerce social (TikTok Shop, notamment) et par les standards de livraison d'acteurs de l'e-commerce comme Amazon nécessite pour les vendeurs en ligne une réactivité à toute épreuve.
"Nous rapprochons l'usine du client", résume son PDG Martijn Eier. "En lançant nos propres centres de traitement des commandes d'impression spécialisés, nous fournissons l'infrastructure physique nécessaire pour garantir à nos clients – qu'il s'agisse de créateurs indépendants ou d'entreprises internationales – une livraison ultrarapide."

Il ajoute : "L'économie de l'instantanéité ne s'arrête pas à la livraison d'un colis. Qu'il s'agisse d'une tendance virale sur TikTok ou d'un vendeur Amazon à forte croissance, le gagnant est celui qui est le plus proche du client."

Reste à savoir si ce déploiement, encore peu documenté, marque un basculement opérationnel réel ou s'il s'agit d'un effet d'annonce destiné à soutenir une future levée de fonds sur un marché du print-on-demand particulièrement concurrentiel.

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