Une encre noire à base d'algues est désormais utilisée en production pour imprimer des étiquettes de bouteilles d'eau. Développée pendant cinq ans, cette solution remplace le noir de carbone dérivé du pétrole par un pigment issu de biomasse algale qui affiche un bilan carbone négatif. Cette première application commerciale est déployée par la marque hawaïenne de café et d'eau Waiākea sur ses bouteilles en PET recyclé.
L'encre baptisée flexoACTExact UV fonctionne sur les lignes d'impression d'étiquettes flexo UV standards. FlexoACTExact UV a mobilisé l'expertise de Living Ink Technologies, spécialisé dans les encres à base d'algues, d'Actega, qui a travaillé sur la formulation finale UV pour une production industrielle et de NextGen Label Group, imprimeur américain d'étiquettes.
Selon l'analyse du cycle de vie de Living Ink Technologies, le noir de carbone conventionnel émet 3,75 kg d'équivalent CO2 par kilogramme de pigment produit, tandis qu'Algae Black, le pigment utilisé dans l'encre noire à base d'algues ACTExact UV, a un impact net de -4,16 kg d'équivalent CO2 par kilogramme.
Si l'approvisionnement mondial en pigments noirs était remplacé par l'Algae Black de Living Ink, cela permettrait de réduire de plus de 100 millions de tonnes d'émissions de CO2 équivalent chaque année, soit l'impact climatique comparable à celui de 25 millions de voitures.

"Ce projet a permis de remplacer 100 % de l'encre noire précédemment utilisée par la marque, démontrant que la technologie à base d'algues, qui contribue à réduire les émissions de carbone, peut être adoptée à grande échelle sans compromettre les performances", déclare Actega.
Waiākea, société d'intérêt public qui a adopté les bouteilles 100 % en rPET depuis 2012, souhaite faire profiter de cette innovation à d'autres industriels, cette technologie étant en open source par l'intermédiaire de ses partenaires.













