Maine-et-Loire : un nouvel atelier de signalétique voit le jour avec un parti pris écoresponsable

Maxime Tijou
Maxime Tijou

Ancien de chez ICI, Maxime Tijou ouvre son propre atelier de signalétique pour proposer des offres les plus écoresponsables possibles avec, notamment, des supports valorisés une fois utilisée par ses clients.

À 38 ans, Maxime Tijou compte déjà 23 ans d'expérience dans le grand format. L'ancien salarié de l'imprimerie ICI ouvre aujourd'hui sa propre imprimerie, l'Atelier Signaé, installée à Montrevault-sur-Èvre dans le Maine-et-Loire.

"J'ai fait tous les postes de la chaîne graphique", résume le dirigeant, passionné par son métier. Pendant les sept dernières années, j'étais responsable del'atelier signalétique et papier peint de l'imprimerie ICI à Beaupréau-en-Mauges. L'Atelier Signaé, c'est la continuité de mon parcours professionnel, la suite logique."

Et lorsqu'on lui demande s'il n'est pas inquiet par la conjoncture, il répond : "La période n'est pas idéale. Je m'en rends compte, puisque beaucoup de personnes me félicitent sur le fait de me lancer en ce moment ! Mais cela ne me fait pas peur, je me suis installé dans ma ville. J'ai du réseau et j'ai 23 ans d'expérience."

De plus, Maxime Tijou a un autre atout : il compte différencier l'Atelier Signaé avec ses offres plus écoresponsables que les productions classiques. "Il y a une forte demande de nombreuses collectivités, pour des supports recyclés, mais aussi pour avoir une solution à apporter après utilisation des supports."

Pour cela, Maxime Tijou s'est équipé d'une HP Latex 630W, qui fonctionne avec des encres à base d'eau. Il choisit aussi des supports recyclés et recyclables. Pour cela, il s'appuie aussi sur les matériauthèques et sur les fournisseurs, dont Hexis, qui transforme le PVC pour en faire des tuyaux et les liners de l'isolation. "Je fais un important travail de tri également pour générer le moins de déchet possible", ajoute-t-il.

En production depuis une semaine, son imprimante HP Latex a déjà sorti plusieurs dossiers, dont des bâches sans PVC, des adhésifs pour véhicules et pour distributeurs alimentaires. Les liners sont stockés à l'atelier pour être repris par le fournisseur, qui les transformera, tout comme l'adhésif une fois utilisé par le client.

S'il ne fait pas de plan sur la comète, le dirigeant envisage de développer son atelier progressivement. "À l'avenir, je compte embaucher, selon les besoins, un poseur, un graphiste peut-être, et puis des alternants aussi. J'ai toujours été formé en alternance, donc c'est vraiment quelque chose qui me tient à cœur."

Il ne souhaite toutefois pas faire grandir son équipe à tout prix. "Pendant mon apprentissage, j'ai connu une entreprise où nous étions quatre et ça fonctionnait très bien. Cela permet de rester en contact direct avec les clients. Ce sont des choses toutes simples, qui me manquaient et que je veux retrouver."

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