Le Groupe Vacher, deuxième plus important formiste d'Europe, reprend Innodec, fabricant français de formes de découpe plates. Dirigée par Philippe Sansonnet, Innodec était en liquidation judiciaire et comptait 49 salariés. Rebaptisée Innodec Formes, elle fait désormais partie du groupe, qui garde 34 salariés et maintient les sites de production de Limoges en Haute-Vienne et de Romans-sur-Isère dans la Drôme, tant que celui de Templemars dans le Nord ferme.
Basé à Saint-Étienne dans la Loire, le Groupe Vacher, spécialisé dans les formes de découpe et les outils de gauffrage et de dorure pour l'emballage, emploie 152 personne et a réalisé un chiffre d'affaires de 20 millions d'euros en 2025.
Créé à partir de Vacher Marcel, fondée en 1966, il s'est développé par acquisitions successives. Aujourd'hui, le groupe compte six fabricants en France et Pologne auquels il faut désormais ajouter Innodec Formes (Vacher Marcel, près de Saint-Étienne, dédié aux formes plates et rotatives ; AFDI, près de Lyon, et ABC Formes, près de Paris, spécialisés dans les formes plates ; Formule 1, également près de Paris, pour les formes rotatives ; SGM, près de Besançon, pour la dorure et le gaufrage ; et Dievison Poland, en Pologne, pour les formes plates et rotatives).
Innodec, un fabricant centenaire préservé
Présent depuis plus de cent ans sur le marché des formes de découpe, Innodec réalise un chiffre d'affaires de 5,2 millions d'euros mais avec selon les chiffres de Papers un résultat net de 19 000 euros en 2024 et une perte de 1,83 million en 2023.
"Si l'entreprise a connu un contexte économique complexe ces dernières années, elle conserve des atouts majeurs : des compétences reconnues, une expertise technique forte et un capital humain de grande valeur" souligne le Groupe Vacher.
Pour Vacher, cette acquisition répond également à un enjeu sectoriel. En intégrant Innodec, il entend maintenir un fabricant français supplémentaire sur un marché marqué par les restructurations. L'opération permet aussi d'élargir l'offre avec les formes de découpe industrielles équipées de filets coupants de grande hauteur.
Les différentes entités fonctionneront également comme capacités de secours mutuelles afin d'assurer la continuité de la production en cas d'aléas industriels.
L'intégration sera menée progressivement afin de maintenir les relations avec les clients et les partenaires.
Frédéric Vacher, président du Groupe Vacher, insiste sur l'enjeu de la conservation des compétences techniques : "Notre priorité est de préserver les femmes et les hommes qui font la richesse d'Innodec, ainsi que leur savoir-faire, devenu particulièrement rare dans notre métier. Il n'existe pas d'école pour apprendre le métier de formiste ; ces compétences se construisent avec l'expérience et se transmettent au quotidien. En intégrant Innodec au sein du Groupe Vacher, nous faisons le choix de préserver ces expertises, de maintenir les 34 emplois et d'assurer la continuité d'un acteur essentiel du marché français."












