Le bout du tunnel pour le groupe Gascogne

On en sait plus sur l’accord qui permettrait au groupe papetier Gascogne de sortir la tête de l’eau.

La société Gascone en grande difficulté financière et qui emploie 2 200 personnes, a conclu, en janvier dernier, un accord de principe avec ses créanciers et de nouveaux investisseurs. Dans le prolongement de cet accord, un protocole de conciliation a été signé le 9 avril avec l’actionnaire majoritaire Electricité et Eaux de Madagascar (EEM), les créanciers bancaires, fiscaux et sociaux, et de nouveaux investisseurs. Ces investisseurs qui font leur entrée dans le capital, sont les sociétés landaises Biolandes Technologies et les Dérivés résiniques et terpéniques (DRT), Bpifrance Participations et le Crédit Agricole, regroupés au sein d'une société dénommée Attis 2.

Les principales dispositions du protocole concernent toutes les branches du groupe (bois, papier, sacs et complexes) et s'articulent autour d’un projet industriel, avec un renforcement des fonds propres (essentiellement assuré par les nouveaux investisseurs) et la restructuration de la dette.

Le projet insdustriel du secteur bois prévoit des investissements ainsi que la réduction du nombre de sites par fermeture ou cession.
Concernant le papier (l’usine de Mimizan et usine en Haute Vienne à côté de Limoges), l'investissement dans une chaudière biomasse permettrait d’alléger les coûts énergétiques et un investissement dans l’automatisation ferait gagner en efficacité opérationnelle.
Pour la branche sac (l’usine de Mimizan, de Nantes ainsi que les usines en Allemagne, Grèce et Tunisie), l'objectif est de renforcer un positionnement de spécialiste, par l’investissement d’une 3e ligne plastique sur Mimizan et le renouvellement de deux lignes sur le site de Nantes.
Pour les complexes (l’usine de Dax et l’usine de Linnich en Allemagne), les investissements déjà réalisés doivent accélérer la croissance sur les marchés ouverts.

Des investissements financiers de nature différente sont également prévus. Le montant global s'élève à 74 millions d'euros : 36 millions de la part d’Attis 2, environ 8 de EEM et les banques ajouteraient 30 millions.

Au terme de ce remodelage, Attis 2 détiendrait une participation au moins égale aux 2/3 du capital et des droits de vote de Gascogne. La participation d'EEM serait ramenée d'environ 30 % à environ 20 % du capital.

Cette restructuration du capital de Gascogne reste encore soumise à l'approbation des actionnaires de Gascogne, lors de l’assemblée générale en juin.
"Nous appelons tous les détenteurs d’actions du groupe à assister (ou donner pouvoir) et à voter pour la recapitalisation du groupe Gascogne lors de l’assemblée générale de juin. L’avenir des quatre branches du groupe Gascogne dépend de votre vote" a lancé la Filpag-CGT.

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