Les éditeurs espagnols vont-ils déposer les armes face à Google ?

Comme Google l'avait annoncé mercredi, les Espagnols n'ont plus accès à Google Actualités depuis hier.

Google a mis à exécution sa décision d'arrêter Google Actualité en Espagne, hier comme prévu. 

L'adresse amène désormais directement l'internaute au communiqué du moteur de recherche qui explique pourquoi il arrête ce service en Espagne : à partir du 1er janvier, une loi imposera des droits d’auteur pour afficher des extraits de presse (lire ici).

Quelques heures seulement après cette annonce faite mercredi, l'association des éditeurs de journaux espagnols (AEDE) qui est à l'origine de cette loi s'est montrée inquiète.

Dans un communiqué, elle a demandé au gouvernement espagnol et aux autorités européennes de la concurrence d'intervenir pour empêcher Google d'arrêter le service, "afin de protéger efficacement les droits des citoyens et des entreprises", reconnaissant que la décision de Google allait "sans aucun doute avoir un impact négatif sur les citoyens et entreprises espagnols".

Elle assurait également que "l'AEDE a toujours fait, et continuera à négocier avec Google afin de parvenir à des accords profitables pour les deux parties dans différents domaines".

L'initiative de l'AEDE n'est pas vraiment soutenu par l'association des internautes espagnols, Asociación de Internautas, qui a affirmé de son côté que "les grands perdants seront les médias eux-mêmes".

Actuellement l'indemnisation financière des éditeurs par les agrégateurs n'a toujours pas été fixée. En prenant les devants, Google est donc en position de force pour négocier. Au minimum, elle devrait arriver à obtenir une taxe légère. Mais elle a aussi des chances de voir les droits d'auteur offerts par les éditeurs, comme celà c'est passé en Allemagne. 

À la suite d'une loi comparable en Allemagne, fin octobre, Google avait arrêté de publier les résumés et les photos des articles des titres de presse voulant être rémunérés. Et le géant de l'édition Axel Springer avait rapidement capitulé vu les pertes financières engendrées par cette modification et avait demandé à apparaître à nouveau sur le moteur de recherche (lire ici).

En France, des négociations avec Google ont abouti à un accord en 2013. Dans ce contrat, Google a créé un fonds de 60 millions d’euros pour aider la presse à s'adapter au numérique.

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