Pour cette rotative de plus de 50 ans, ce sera bientôt la ferraille


Cet été le matériel de l'ancienne imprimerie de La Dépêche de Tahiti a été mis aux enchères. Aucun acquéreur ne s'est manifesté pour la rotative.

La rotative de l’imprimerie du journal La Dépêche de Tahiti va sans doute partir "à la ferraille".

Le matériel de l’imprimerie de La Dépêche a en effet été mis aux enchères cet été, après la liquidation et la fermeture de la société en mars dernier. Le journal est aujourd’hui imprimé par la société Pacific Press, détenue par le groupe Moux.

Pas de repreneur pour les machines d’impression

La Sarl Rotative La Dépêche possédait des machines pour impression de journaux ainsi que divers mobiliers et lots, précise le communiqué du commissaire-priseur Serge Léontieff, publié dans les pages du quotidien Tahiti Infos.

Mais si quelques particuliers se sont manifestés pour racheter le matériel de bureau, les machines d’impression ont eu moins de succès.

"La rotative, c’est une grande machine qui coûte horriblement cher. J’ai contacté beaucoup de professionnels pour qu’ils viennent et il s’avère que personne n’est venu. Je n’ai pas vendu la rotative. […] Je crois que personne n’en veut. Elle risque de partir à la ferraille", a confié le commissaire-priseur au journaliste du TNTV.

Au printemps dernier, le directeur du journal expliquait dans une interview télévisuelle qu’il n’envisageait pas d’investir pour moderniser l’appareil de production. Ce à quoi un syndicaliste avait répondu : "Aujourd’hui on a des machines, elles sont vieilles c’est vrai mais elles fonctionnent très bien, il suffit d’avoir une bonne maintenance et de les utiliser correctement."

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