La liste des repreneurs potentiels de la papeterie de Condat s'est éclaircie. Après des semaines de rumeurs et de marques d'intérêt dans la filière, seuls trois dossiers de reprise ont finalement été enregistrés au tribunal de commerce de Bordeaux.
La papeterie située au Lardin-Saint-Lazare, en Dordogne, est en redressement judiciaire depuis le 20 octobre 2025, après la décision de son actionnaire Lecta, groupe espagnol, de céder l'usine de papier glassine pour étiquette dans des délais très courts. Les candidats avaient jusqu'au 24 décembre pour déposer leurs offres et, le 14 janvier, suite à l'arrivée d'un nouveau potentiel acquéreur, le tribunal a accordé un délai supplémentaire afin de permettre aux repreneurs d'affiner leurs propositions.
Et si beaucoup de marques d'intérêt ont été apportées ces dernières semaines, dont plusieurs noms très connus dans le secteur – le groupe imprimeur français Riccobono, qui conteste cette rumeur, et le papetier italien Fedrigoni –, au tribunal, seuls trois dossiers de reprise ont été enregistrés.
Le premier est Finesta, groupe tchèque, spécialisé dans les énergies fossiles et renouvelables, et qui souhaite poursuivre la production papetière de glassine et développer la valorisation de déchets grâce à la chaudière.
Le deuxième est la Société de participation de la Braye, SPB, un gestionnaire de fonds français qui a investi sur le site de l'ancienne papeterie Arjowiggins dans la Sarthe pour la transformer en usine de gants et masques à usage unique.
Et le troisième est Xianhe, industriel papetier chinois, spécialisé dans la production de papier fonctionnel notamment pour l'industrie du tabac, qui s'intéresse au site depuis quelques jours seulement.
Les trois propositions se distinguent par les effectifs qui seraient gardés. Aujourd'hui, l'usine de production de glassine compte 202 salariés.
Finesta assure qu'il gardera la totalité des emplois. Avec cette promesse très ambitieuse, il a obtenu le soutien de la CGT.
Quant à SPB il reprendrait une vingtaine de personnes, et Xianhe, le groupe chinois, environ 60 salariés.
La prochaine étape est un nouvel examen des offres par le tribunal de commerce de Bordeaux le 4 février. D'ici là, les candidats disposent d'une fenêtre pour consolider leurs dossiers.








