Pour la 2e année, la Bibliothèque nationale de France édite l'Observatoire du dépôt légal

La BnF reçoit par dépôt légal tout document édité, importé ou diffusé en France. Le dépôt légal, collecté, conservé et communiqué par la BnF, permet la constitution d’une collection patrimoniale de référence.

L’Observatoire du dépôt légal contient pour tous les supports documentaires et les secteurs de l’édition une synthèse des tendances observées par la BnF et en complément un ensemble de données statistiques sur les éditeurs, les imprimeurs, les genres, les disciplines, les supports, les techniques.

La production éditoriale continue d’augmenter. Ce sont 72 139 livres qui ont été enregistrés en 2012, soit près de 3 % de plus qu’en 2011 (70 109) malgrès un tirage médian en baisse à 1 500 exemplaires au lieu de 1700 ex. en 2011, 1800 ex. en 2010  et même 2000 ex. en 2009. Précisons que seul le tirage initial est connu de la BnF, et non les chiffres de retirage ou de réimpression à l’identique. Plus d’un quart des livres sont tirés à moins de 300 exemplaires (28 %), plus de la moitié ont un tirage compris entre 301 et 5 000 exemplaires (51,4 %), et 20,6 % ont un tirage supérieur à 5 000 exemplaires, dont 0,2 % seulement un tirage supérieur à 100 000 exemplaires.

Le nombre de déposants actifs, c’est-à-dire de déposants qui font au moins un dépôt dans l’année, augmente également avec 7 289 déposants en 2012, pour 7 206 en 2011 et 7 013 en 2010.

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En tête du palmarès des déposants les plus importants en nombre de dépôts, on trouve les mêmes acteurs dans le même ordre que les années précédentes : L’Harmattan, suivi de près par l’ensemble Aparis-Edilivre-Edifree (édition à compte d’auteur et auto-édition). Suivent Gallimard et Hachette. En 2012, à eux quatre, ils ont déposé 7 898 livres, soit 11 % du total des dépôts, et plus de 1 200 livres chacun (2 680 pour L’Harmattan, 2 651 pour Aparis-Edilivre-Edifree, 1 292 pour Gallimard et 1 275 pour Hachette).

On constate que le quart des déposants est parisien (23 % en 2012), réalisant plus de la moitié des dépôts (52 %). L’Île-de-France représente au total un peu plus du tiers des déposants (35%), pour deux tiers des dépôts (65%). Les régions suivantes sont, dans l’ordre décroissant en nombre de déposants : Provence-Alpes-Côte-d'Azur, Rhône-Alpes puis Midi- Pyrénées et Languedoc-Roussillon.

Les bandes dessinées représentent également un secteur important, avec un peu plus de 4 400 titres traités en 2012. Plus de 300 éditeurs ont déposé au moins une bande dessinée, soit une moyenne d’environ 15 dépôts par éditeur. Le tirage médian est de 5 000 exemplaires.

La proportion de publications traduites, en légère diminution en 2012, reste très importante, avec plus de 13 000 livres traduits, soit environ 19 % de l’ensemble des parutions reçues. Si plus de la moitié de ces traductions vient de l’anglais, il faut encore signaler l’importance du japonais, deuxième langue originale de traduction (12%). Les traductions sont plus nombreuses dans les domaines de la fiction : elles représentent 28 % de la littérature pour la jeunesse, 31 % des romans et 49 % de la bande dessinée.

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