L'imprimerie Chauvat-Bertau (77) ajoute la découpe laser à son arc

L'équipe d'ICB presque au complet avec à droite les gérants, Christiane et Pierre Bertau, fille et petit-fils de la fondatrice.

L'imprimerie Chauvat-Bertau fondée en 1949 investit dans la découpe laser pour répondre à la demande de finition en très petits tirages.

Lundi, une machine de découpe laser, une Speedy 360 flexx du constructeur autrichien Troteclaser, prendra place dans l'atelier de l'imprimerie familiale Chauvat-Bertau (ICB).

Chaque année, ICB située à Pontcarré en Seine-et-Marne développe ses compétences en investissant dans un nouvel équipement. L'an dernier, l'imprimerie, qui emploie huit personnes et réalise un chiffre d'affaires de 912 000 d'euros, s'est équipée d'une machine numérique 5 couleurs CS5000 d'Intec afin de proposer du blanc et du vernis sélectif.
La Speedy 360 flexx a une surface de travail de 813 x 508 mm et est dotée à la fois d'un laser CO2 et d'un laser fibré, permettant de s'adapter à de nombreux matériaux. 

Dirigée par Pierre Bertau, petit-fils de la fondatrice de l'imprimerie, l'entreprise d'impression est équipée en offset, numérique, façonnage et dorure à chaud avec une Ofmi. Elle est spécialisée dans le haut de gamme pour une clientèle composée principalement d'agences de communication, de palaces parisiens, d'artisans et de particuliers notamment avec les faire-part de mariage.

La découpe papier dès un exemplaire

Travaillant souvent sur des dossiers en collaborant avec une autre imprimerie, Pierre Bertau est attentif à choisir des équipements complémentaires à son collègue. En plus de cette complémentarité, la Speedy 360 doit lui permettre de développer trois points.

Tout d'abord, Pierre Bertau souhaite répondre à la demande de découpe papier en très petites quantités pour les agences de communication et les faire-part des particuliers. La découpe laser lui permettra de proposer dès un exemplaire des produits originaux et d'une grande finesse.

"Nous le faisons déjà avec l'Ofmi... mais sur les petites quantités c'est invendable. La Trotec va combler ce manque sur les demandes de moins de 200 exemplaires", explique l'imprimeur.

Les clichés de dorure réalisés en interne

Ensuite, il souhaite éviter la sous-traitance sur la fabrication des tampons, mais aussi les clichés de dorure à chaud. En effet, il pourrait réaliser ces clichés avec la Speedy de Trotec grâce à un matériau qui remplacerait les clichés classiques faits de magnésium (inflammables, ils sont incompatibles avec le laser). Ce procédé est pour l'instant encore en phase de développement à l'imprimerie.

Développement des objets personnalisés

Enfin, cet investissement lui permettra de proposer la gravure personnalisée sur divers matériaux comme le métal, le verre ou le bois.

"Les retours sont très positifs pour le moment de la part de nos clients et confrères. Et c'est vraiment magique comme machine : elle permet de réaliser des choses très sympa", se réjouit Pierre Bertau, impatient de recevoir ce nouvel équipement de finition.

En plus, la division française de Troteclaser se situe à cinq kilomètres de l'imprimerie, situation idéale pour le SAV et la fourniture de consommables.

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