Un an après avoir annoncé leur coopération, Koenig & Bauer et Siemens poursuivent le développement d'une nouvelle architecture logicielle destinée aux futures presses offset du constructeur allemand. Les premiers essais sont réalisés sur un prototype de Rapida 106.
L'objectif de ce projet est de transformer les principales fonctions de la presse en modules logiciels indépendants du matériel, qui pourront être réutilisés d'une génération de presses à l'autre ou adaptés à des configurations spécifiques.
Les premiers essais sur une Rapida 106
"Nous repoussons les limites des systèmes existants et rendons exploitables des architectures logicielles indépendantes des plateformes pour l'industrie de l'impression. Nous voulons ainsi faire évoluer l'excellence de nos développements mécaniques vers l'agilité logicielle dont les prochaines années auront besoin", explique Stephen Kimmich, directeur général de Koenig & Bauer.
Christian Ziegenbalg, directeur de la conception de Koenig & Bauer, ajoute : "Koenig & Bauer poursuit le but clair de mettre en place une architecture logicielle pérenne reposant sur des langages de programmation modernes et conformes aux standards. C'est le socle de notre compétitivité et de nos hautes performances pour les décennies à venir. Pour ce faire, nous misons sur la flexibilité éprouvée du secteur de l'impression offset feuille à feuille afin de pouvoir réagir avec agilité aux évolutions du marché."
Les ingénieurs testent sur la presse offset Rapida 106 notamment le pilotage de fonctions critiques comme la synchronisation de la presse et du transport des feuilles, les programmes de lavage ou encore le positionnement.
Rendez-vous à la Drupa 2028
Les développements se poursuivront encore plusieurs années avant une industrialisation. D'ici là, le programme prévoit une série d'essais en environnement de production. Les premières fonctions d'automatisation issues de cette coopération devraient être présentées lors de la Drupa 2028.
À plus long terme, cette architecture doit également faciliter l'intégration des données de production, la maintenance prédictive via le portail myKyana, le recours aux jumeaux numériques pour les mises en service virtuelles ainsi que l'activation à distance de certaines fonctionnalités logicielles.


















