L'imprimerie Floch (53) en bonne place dans les prix littéraires

Imprimé chez Floch, le Renaudot 2016 est prêt à partir.

Les rotatives tournent à plein régime à l'imprimerie mayennaise. Floch se voit confier l'impression du Prix Renaudot et d'une partie du Goncourt.

Belle réussite pour l’imprimerie Floch en cette période de prix littéraire. L’entreprise implantée à Mayenne se voit confier l’impression du prix Renaudot, du Renaudot essai et d’une partie du Goncourt (partagé avec Normandie Roto).

Annoncé ce jeudi 3 novembre, le Prix Goncourt 2016 a été décerné à Leïla Slimani pour son roman Chanson douce paru chez Gallimard. Le prix Renaudot a récompensé Yasmina Reza pour son roman Babylone (Flammarion), et le Renaudot essai, Aude Lancelin pour Le monde libre (Les liens qui libèrent).

Un timing très serré

La particularité des résultats de cette année est le timing, confie Hubert Pedurand, président de Floch depuis la reprise de l’imprimerie par la Scop Laballery :

"Habituellement, le Goncourt et le Renaudot sont décernés un lundi, mais cette année les deux prix sont décernés un jeudi, presque en fin de semaine. Dès lors, notre premier objectif chez Floch est de mobiliser l’ensemble des ressources de l’entreprise, industrielles et humaines, pour alimenter sous 48 heures les distributeurs afin qu’ils alimentent les points de vente."

Pour réussir ce tour de force, l’entreprise a anticipé sur son planning et sur les résultats des prix en réservant des plages de production. Une préparation indispensable pour pouvoir livrer des centaines de milliers de livres en un temps record.

Le dernier Renaudot imprimé par Floch remonte à 2014 avec Charlotte de David Foenkinos (Gallimard) et le dernier Goncourt à 2010 avec La carte et le territoire de Michel Houellebecq (Flammarion) qui avait été tiré à plus de 500 000 exemplaires.

Après une période de difficultés financières et un placement en redressement judiciaire, l’imprimerie Floch a été reprise en janvier 2016 par la Scop Laballery.

"La scop laballery est très contente de voir sa filiale reprendre du poil de la bête et de répondre présent à des demandes compliquées de réassort et de réactivité", se félicite Hubert Pédurand.

"C'est un honneur aux femmes, à la belle littérature et à l'imprimerie Floch, dont 60 % des 85 salariés sont des femmes."

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