Stora Enso - Les 350 salariés recevront leur lettre de licenciement en septembre

Non sans mal, les mesures des licenciements économiques ont été signées par la direction et le personnel de l'usine de Corbehem dans le Pas-de-Calais. Un PSE encadré par la nouvelle loi, la loi Ani.

Avec les nouvelles clauses de la loi Ani (accord national interprofessionnel), les syndicats et la direction avaient jusqu'au 21 mai pour trouver un accord sur le plan de sauvegarde de l’emploi, le PSE.
Et après des négociations ardues, direction et employés ont trouvé un terrain d’entente. Mercredi 14 mai, le PSE est soumis au vote du personnel, et il est signé dans la foulée.

Lors de ces négociations, direction et syndicats étaient en désaccord notamment sur la durée du congé de reclassement. Ils ont coupé la poire en deux : 12 mois proposés par la direction, 18 par les syndicats et ce sont 15 mois pour les plus de 48 ans qui ont été signés.
Mais le vrai point de discorde se situait sur l'indemnité de licenciement supra-légale. Une prime de 25 000 euros pour chaque salarié, prime jugée par les syndicats insuffisante, comparée aux 40 000 euros de base accordés à d’autres salariés dans des circonstances similaires.

Le personnel a accepté à la grande majorité ce PSE. 221 voix pour, 18 contre et deux nuls. Si ce PSE avait été rejeté, avec la nouvelle loi Ani, c’est un document unilatéral de l'employeur qui aurait prévalu après homologation par la direction régionale du travail (la Direccte).
Et pour certains intersyndicalistes, malgré l’approbation des salariés, toute cette procédure a un goût est amer. "On a le sentiment de servir de cobaye à la loi Ani de juin dernier" déclare l’un d’eux. "Avant ça se passait sur 12 mois. Maintenant en 4 mois c’est réglé. Cette loi n’est pas faite pour nous, elle est faite pour les patrons. Elle diminue les moyens de pression. Avant dès le début de la procédure on pouvait aller au tribunal. Maintenant on a quatre mois, au-dessus de 300 employés, alors qu’avant il n’y avait pas de délai prédéfini."

Les premières lettres de licenciement partiront le 1er septembre. A moins qu'une offre de rachat ne soit proposée et acceptée par le groupe finlandais.

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