L'imprimerie Leonce Deprez (62) produit le magazine le plus bio du monde

Léonce-Antoine Deprez, le directeur général du groupe d'imprimeries du même nom, nous explique les différentes mesures prises pour produire So Good, un magazine "bio, éco et beau" !

Un nouveau trimestriel est actuellement en kiosque depuis le 4 juin, le magazine So Good "dédié à l'optimisme et à celles et ceux qui font bouger les lignes" explique l'éditeur Sopress. Et le concept de ce titre qui souhaite mettre en lumière les gens qui "tentent de faire avancer le monde dans le bon sens" a été poussé jusqu'à dans sa production : imprimé par le groupe Léonce Deprez situé dans le Pas-de-Calais, il se veut le magazine le plus écologique possible.

Objectif : une production en harmonie avec la ligne éditioriale de So Good

Imaginé par l'éditeur Sopress (qui édite aussi Society, Pédale !, So Foot, So Film...) et la plateforme de financement participatif française Ulule, ce titre axé sur les grands enjeux de la société comme l'écologie, mais aussi le féminisme, l'inclusivité, la solidarité, l'entrepreunariat et la démocratie a séduit de nombreux lecteurs : plus de 14 000 préventes sur un objectif de 1 500 ont été enregistrées lors de l'appel aux précommandes lancé sur Ulule.

"Dès que Franck Annese (le fondateur et dirigeant de Sopress, NDLR) nous a expliqué qu'il voulait créer le magazine le plus écoresponsable du monde pour être en harmonie avec sa ligne éditoriale, nous avons réfléchi à ce qu'il ait le moins d'empreinte carbone possible, explique Léonce-Antoine Deprez, le directeur général du groupe Deprez qui emploie 80 personnes. Le but était qu'il soit bio, éco et beau !"

Des changements des matières premières au routage en passant par la maquette

Pour ce magazine écoresponsable, l'imprimeur a joué sur les matières premières, mais aussi sur le format ou encore le routage. "Ce titre est imprimé en offset avec des encres dites blanches (labellisées Blue Angel). Ce sont des encres qui ont moins de composants d'hydrocarbure (ou MOH) que des encres classiques. Nous nous sommes également approvisionnés en papier recyclé, produit au plus proche (en Allemagne). Nous avons choisi un dos piqué car il y a moins de colle qu'avec un dos carré. Le format a aussi été optimisé pour limiter la consommation d'encre. Et Le routage est à découvert, c'est-à-dire sans film plastique : la maquette est faite en prenant en compte l'emplacement du timbre d'affranchissement sur la quatrième de couverture."

Bien que cette demande était atypique de la part d'un éditeur de presse, le groupe n'a pas été confronté à de difficultés particulières. "Nous avions déjà testé les encres blanches l'an dernier. Il n'y a d'ailleurs aucune différence de rendu."

Les encres blanches, le futur des encres d'impression 

Léonce-Antoine Deprez ajoute : "Nous aimerions pouvoir les étendre à toute notre production d'ici quelques mois. Mais cela va dépendre des discussions avec nos fournisseurs, car ces encres ont un surcoût. De toute façon, c'est une encre qui devrait s'imposer à tout le monde vu les différentes mesures d'imposition qui s'annoncent..."

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