CPI Bussière - Fin des négociations et un sacrifice énorme pour survivre

Les négociations sur les 70 suppressions de postes viennent de se terminer à l'imprimerie CPI de Bussière à Saint-Amand-Montrond dans le Cher. Des négociations bouclées mais le résultat est douloureux.

L'imprimerie CPI de Bussière apprenait le 20 mai, que la direction européenne du groupe CPI voulait supprimer 100 postes sur le territoire français. 30 sur le Groupement d'intérêt économique (GIE) situé à Boulogne et 70 sur le site de Bussière qui en compte 128, qui deviendrait un centre européen de l’impression numérique. 

Après de âpres négociations, un protocole d'accord a été ratifié. Il a été accepté hier soir, en assemblée générale par les 2/3 des personnes présentes. 

64 postes contre les 70 initialement annoncés seront supprimés. Parmi ces 64 suppressions, les syndicats ont obtenu un accompagnement jusqu'à la retraite pour 25 salariés. Les départs volontaires seront encouragés avec notamment, une aide à la création d'auto-entreprise. Des reclassements vers les autres sites du groupe en France ou au sein même de Bussière seront aussi proposés. Les départs volontaires et mutation pourraient, s'il y en a, permettre une réorganisation des postes et réduire le nombre restant de 39 licenciements...

Mais le protocole d'accord est aussi axé sur l'avenir de l'imprimerie. Depuis le début, les salariés sont inquiets sur les moyens mis en œuvre pour faire de Bussière un pôle européen du numérique.

Le protocole intègre la livraison rapide d'une troisième presse Quantum, ligne d’impression HP jet d’encre, le développement du marché sur les petites et moyennes maisons d'édition, ainsi que le marché des STMA (les publications scientifiques, techniques, académiques et médicales). Des points déjà évoqués lors de la rencontre des salariés avec le ministère du Redressement productif.

Des clauses stratégiques qui, pour Frédéric Pichot, délégué syndical FILPAC-CGT, vont dans le bon sens. Mais de là à se dire satisfait de ce protocole... "On essaie de positiver sur le renforcement matériel et le virage technologique. Mais on ne sera jamais satisfait d'un licenciement. C'est un sacrifice énorme. Un sacrifice pour l'avenir de l'entreprise."

 

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