Global Hygiène en bonne voie pour reprendre Arjowiggins à Charavines (38)

Fermée en juin 2015, l'usine de papier de création Arjowiggins située à Charavines en Isère, qui employait 138 personnes, est toujours dans l'attente d'un nouvel exploitant, mais les choses semblent bouger.

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Un an après l'accord exclusif engageant le propriétaire de la papeterie Arjowiggins de Charavines, Sequana, et l'entreprise Global Hygiène, spécialisée dans l'hygiène et l'essuyage à usage unique, c'est désormais une promesse de vente qui a été signée entre les deux entreprises le 10 octobre 2016. "Une nouvelle étape", selon les mots du pdg de Global Hygiène, Luc Brami. 

Luc Brami, qui ne souhaite pas préciser les conditions de la promesse de vente, devra investir 20 millions d'euros dans ce projet de transformer l'usine à papier de créations en fabrique de ouate de cellulose.

20 millions d'euros à trouver

Julien Ricardi, délégué CGT d'Arjowiggins Charavines, reste prudent quant à l'annonce de cette signature : "C'est seulement une promesse de vente. M. Brami n'a pas encore son financement. Cela fait un an que nous attendons et que l'on nous dit que le dossier avance bien, mais cela fait un an que nous sommes dans le flou. Nous ne doutons pas qu'il y travaille, mais nous ne sommes pas rassurés..."

"Si j'ai signé cette promesse de vente, c'est que je suis dans la perceptive d'obtenir le financement nécessaire. Et j'avais prévenu dès le début que le financement serait difficile", répond Luc Brami.

Et il explique cette difficulté : "Le précédent acteur qui a fait ce projet-là est allé en procédure de sauvegarde (MP Hygiène, ndlr). Donc je dois convaincre que non seulement c'est un beau projet, mais aussi que les risques qui ont amené mes confrères à être en procédure de sauvegarde sont sous contrôle."

Un projet d'une trentaine de salariés

Ce projet, qui ajouterait un troisième site de production (Auxonne en Côte-d'or et Vern d'Anjou dans le Maine-et-Loire) au groupe, permettrait de produire de la ouate de cellulose pour ses produits d’hygiène, matière venant actuellement de l'étranger.

Il nécessite une trentaine de salariés. Et bien que des personnes licenciés de l'usine d'Arjowiggins pourraient être embauchés, le pdg souligne que le but n'est pas de créer une entreprise pour reclasser les anciens employés, mais bien de fonder une nouvelle société pérenne.

"La machine a été démontée par Arjowiggins pour laisser le champ libre à M. Brami pour installer sa machine. Nous n'avons plus d'outils de production. Donc c'est le projet de M. Brami ou rien..." note Julien Ricardi.

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