Interview / Avec ses nouveaux dirigeants l'imprimerie Ediisprint devient Volumia (87) et se diversifie

Ediisprint dans le groupe Ediis depuis 2014 change de propriétaire et de nom. Investissements, stratégie, diversification… le nouveau président, Alban Clech, nous explique de ses ambitions tournées vers les métiers du marketing, du packaging et de la PLV.

L'imprimerie Ediisprint, basée à Limoges et spécialisée dans la personnalisation des produits bancaires, faisait partie du groupe d'éditique de gestion et d'impression de documents sécurisés Ediis depuis 2014. Elle se nomme, depuis le mois de mai, Volumia, reprise par Alban Clech et Benoit Gallian. L'ensemble des salariés, soit 18 personnes, a intégré la nouvelle entreprise. La direction de l'imprimerie qui réalise 2,7 millions d'euros de chiffre d'affaires nous confie ses projets.

GraphiLine : Dans quel contexte avez-vous repris Ediisprint ?
Alban Clech : Le groupe Ediis, dont j'étais membre de la direction générale, souhaitait recentrer ses activités sur ses métiers historiques et sur les relais de croissance que nous avions développés (dématérialisation, BPO, Gestion de BDD, IT…). Ediisprint se trouvait alors réduit à un rôle de sous-traitant des autres métiers, avec peu d'activités propres, et de ce fait, en proie à quelques difficultés financières.

Je suis dans les métiers de l'imprimerie depuis toujours, et je trouvais au site de Limoges beaucoup d'attrait, de potentiel et de perspectives, pour peu qu'on y développe un produit de qualité en redonnant une dimension innovante et créative à notre métier.

J'ai alors approché Benoit Gallian, un ami de très longue date, alors directeur de Cartonnage technique de Villefranche du groupe Cartoneo, pour lui proposer cette reprise en association. Nous avons travaillé sur le business plan et la stratégie et proposé à Alain Hippert (président du groupe Ediis, NDLR) une reprise de la société avec un accompagnement, notamment pour le chiffre d'affaires confié, ce qu'il a accepté.

Combien de salariés avez-vous gardés ?
Nous avons repris l'ensemble des salariés, soit 18 personnes.

Quelle est votre stratégie de développement ?
Cette entreprise bénéficie d'un environnement exceptionnel, dans un site moderne où tout a été pensé pour répondre aux normes environnementales les plus exigeantes (panneaux solaires, puits artésien, pompe à chaleur, eau chaude solaire, isolation hightech ; traitement des déchets liquides et solides optimisés).

Avec une pression politique et commerciale environnementale de plus en plus organisée pour minorer les déchets plastiques, nous pensons que l'industrie d'impression papetière et carton a des atouts décisifs à faire valoir, pour peu qu'elle se réinvente autour de ses valeurs de recyclabilité et de progrès.

En conséquence, la stratégie est basée sur un élargissement de sa gamme de production, pour réaliser, en plus des imprimés traditionnels, des PLV et packagings produits à façon, en mélangeant les technologies traditionnelles offset avec celles du numérique.

L'objectif est de proposer aux industriels des produits innovants, moins polluants, et forcément recyclables. Pour cela, nous avons noué des partenariats avec nos fournisseurs et sous-traitants pour travailler conjointement sur ces perspectives.

C'est cette stratégie qui nous conduit à un changement de nom Volumia, pour rappeler la notion de création et innovation 360° et 3D.

Et comment comptez-vous mettre cela en place ?
Le site a investi sur du matériel de contre collage et de découpe très grand format, ainsi que de l'impression numérique et table traçante. Les maitres mots sont polyvalence et innovation. C'est Benoit qui amène son savoir-faire et son carnet d'adresse dans ce métier, il en est l'animateur principal aujourd'hui.

Parallèlement, je travaille à l'implantation d'une société sœur au Cambodge. Elle permettra de favoriser les échanges de compétences et proposer à terme des possibilités de production offshore à nos clients, sur des typologies de produits bien spécifiques comme les packagings haut de gamme, qui échappent aujourd'hui au marché français au profit des producteurs chinois, car nécessitant du montage manuel.

À ce titre, trois ingénieurs cambodgiens séjournent en ce moment à Limoges pour deux mois pour être formés à ces technologies.

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