L'Imprimerie Gresset (39) en redressement judiciaire

La première imprimerie de Franche-Comté, l’Imprimerie Gresset située dans le Jura, a été placée en redressement judiciaire par le Tribunal de commerce de Lons-le-Saunier.

Lundi la première imprimerie de Franche-Comté, l’entreprise familiale Gresset, créée en 1934, a été placée en redressement judiciaire par le Tribunal de commerce de Lons-le-Saunier.

Spécialisée dans les imprimés en continu et les imprimés administratifs, l’entreprise familiale connait des difficultés depuis plusieurs mois. En 2013, l’entreprise affichait un chiffre d’affaires de 14,3 millions d’euros et emploie actuellement 128 personnes.

Dans un communiqué adressé à la presse, Marielle Gresset-Maitre, petite-fille du fondateur et gérante actuelle de la société, explique : "L'Imprimerie Gresset a subi ces dernières années, comme malheureusement beaucoup d'autres imprimeurs en France, une baisse d'activité principalement liée aux effets de la dématérialisation et de la simplification de l'imprimé de gestion.
En parallèle, et ceci malgré toutes les mesures de réorganisation prises depuis 2005, son réel savoir-faire, la qualité de son personnel et les marchés de substitution clairement identifiés par la gérante dans le cadre de sa stratégie, l'lmprimerie Gresset n'a pas pu finaliser les moyens de financements nécessaires à son redéploiement."

La gérante déplore notamment le fait de ne pas avoir trouver d’accord satisfaisant avec ses principaux créanciers, dans le cadre d’un mandat ad’hoc ouvert sous l’égide du Tribunal de commerce le 27 septembre 2013. Des prêts bancaires très longs à obtenir ou obtenus que partiellement.
La directrice a donc choisi "de se mettre sous la protection de la justice afin de permettre la poursuite de l'activité de l'Imprimerie Gresset et de rechercher sereinement les mesures de redressement permettant de pérenniser l'activité et l'entreprise."  Ainsi "l'ouverture de cette procédure de redressement judiciaire va donner la possibilité à I'Imprimerie Gresset, sa gérante et son actionnaire de référence de présenter un plan de redressement par voie de continuation permettant notamment à terme de rembourser les créanciers de la société." 

Contactée par téléphone, la gérante a tenu à nous souligner le fait que le tribunal a accordé à l’entreprise, la période d’observation la plus longue possible dans ce cadre de procédure. Six mois. Preuve pour la direction de la confiance du tribunal. Avec "une première étape à deux mois pour faire un bilan", un processus normal pour ce type de procédure.

La directrice souhaite également démentir les chiffres avancés dans le journal Le Progrès. "Il y a beaucoup de chiffres et de choses qui sont complètement erronés."
Elle affirme que, contrairement, à ce qu’a déclaré le personnel au quotidien, ce n’est pas à la demande de l’Urssaf que l’entreprise a été convoquée devant le tribunal de commerce, mais bien à son initiative. De même, elle réfute une dette échelonnée sur 10 ans.
Et les licenciements ? Rien n’a encore été décidé, cela n’a pas été encore abordé avec l’administrateur. "Ça dépendra de ce qu’il pensera de la situation."

Pour l’instant, elle compte sécuriser la relation avec les clients, qu’ils continuent à passer commande, et avec les fournisseurs, qu’ils continuent à livrer. "J’espère bien qu’ils continueront à nous faire confiance malgré cette mesure qui pour moi est plus une mesure de gestion, même si elle est difficile pour tout le monde."

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