Verbatim - Les points clefs de la stratégie du Groupe Morault

Dans un contexte globalement difficile pour le monde de l’imprimerie, le Groupe Morault semble avancer à contre-courant. L’an dernier, le groupe reprenait trois imprimeries à Metz au groupe Ebra.

Depuis sa fondation en 1978, le Groupe Morault n'a cessé de prospérer. Grégoire Morault, fils du fondateur et président du directoire du Groupe Morault, est désormais à la tête de huit sites de productions répartis dans le nord de la France. Il a récemment investi plus d'un million d'euros en équipement dans l'une de ses imprimeries. Nous lui avons demandé à ce qui pouvait faire la différence dans un marché actuellement difficile.

"Ce qui fait la différence, c’est d’essayer de faire moins d’erreurs que les autres, d’être plus vigilant, d’être plus dynamique, d’aller plus de l’avant. Il faut essayer de bien adapter ses charges en fonction de son chiffre d’affaires, et de ne pas ni trop grossir, ni faire que de la décroissance. Il faut trouver, ce qui est loin d’être facile, le bon équilibre entre adapter les tailles d’entreprises qui ne font que baisser en chiffre d’affaires, et savoir, parfois, réinvestir pour produire dans de meilleures conditions.

La différence, elle se fait à être toujours en capacité d’investissement pour rester dans le match. Sans trop investir tout à la fois, tout au même moment, parce qu’on a vu des gens couler leur entreprise par manque de chiffre d’affaires, de trésorerie... Il faut être capable de tenir et supporter des mois où on est carrément en sous-activité.

Je pense qu’il faut être bon partout, maintenant. Être bon partout c’est-à-dire : on est obligé d’avoir un façonnage performant, on est obligé d’aller jusqu’au routage. Et en amont, c’est pareil !
On ne peut plus se contenter de dire "on ne reçoit que des fichiers fournis." On est capable de faire de l’exe et là encore, il faut être capable d’avoir des gens polyvalents qui sont capables d’être graphiste et aussi de sortir les plaques. Et quand il y a une demande pour créer, ils sont là ! Et pas 100 %. On n’a pas 100 % des demandes pour faire du graphisme dans les imprimeries de province, mais on se démarque parce que la demande est là, et qu’on peut répondre.

Donc l’idée c’est d’être réactif, que nos clients nous considèrent tellement fiables que l’on en devienne incontournable pour eux, pour les sécuriser quand la production est vitale pour eux.

Avec des prix complètement anormaux, trop bas, liés à une concurrence exacerbée, déplacée, européenne qui profitent essentiellement aux clients, il faut essayer de tenir, pour un jour, espérer avoir une époque où les prix, au moins, se stabiliseront à défaut d’augmenter.

Il y aura toujours du papier quoi qu’il arrive, le tout c'est d’être dans ceux qui survivent. Comme à la guerre."

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